05 mars 2012

III. 2- Une influence majeure sur la vision de la vie dès le plus jeune âge

  Pour Dave Smith, fondateur et responsable des Walt Disney archives, Walt était « un génie qui savait ce que voulait le public en matière de divertissement familial », un « innovateur (mais) pas un suiveur », il « embrassait totalement les nouveaux concepts ou procédés qui l'intéressait et leur donnait une chance souvent à la défaveur de ses conseillers financiers, mais le temps prouvait qu'il avait raison ». La liste des innovations est longue : premier court métrage d'animation avec son synchronisé, le storybard, le premier long métrage d'animation, le système Fantasound (salle de cinéma stéréophonique), le CinemaScope, les séries de documentaires animaliers, les parcs à thèmes, la première émission télévisée en stéréo,...

  L'univers créé par Walt Disney est connu comme un vecteur de la culture américaine et de nombreux stéréotypes. D'après une étude d'Elena Gianni, Du côté des petites filles, « les contes originaux desquels sont tirés la plupart des productions Disney mettent en scène des personnages féminins inaptes à quoi que ce soit. Les fées et magiciennes, pour celles qui ne sont pas maléfiques, ne tiennent leur pouvoir que de puissances supérieures et donc extérieures à elles. Cet univers magique constitue donc un support de transmission aux enfants des règles qui cloisonneront plus tard une vision différenciée des sexes, de leurs capacités et de leurs rôles... ».

  Un musée, le Walt Disney Family Museum a été ouvert le 1er octobre 2009 dans le quartier Presidio à San Francisco.

  Comme nous avons pu le voir auparavant Du côté des petites filles est un essai sociologique publié en 1973 à Milan par la pédagogue féministe italienne Elena Gianini Belotti sous le titre original italien Dalla parte delle bambine. L'auteure y met en évidence à l'aide d'une enquête par observation dans les familles, les crèches et les écoles la puissance des stéréotypes enracinés en chacun de nous qui assignent des propriétés et des qualités différentes aux filles et aux garçons dès avant la naissance et tout au long de la prime éducation. Elle signale en outre que toutes les différences relevées manifestent l'infériorité du sexe féminin, les filles ayant finalement une valeur sociale moindre que les garçons après avoir été moins désirées qu'eux.

  C'est pour cela que nous pouvons dire que Walt Disney, dans chacun de ses films d'animation, dégage une influence de la vie destinée au garçon ou à la fille. 

Posté par TPE-MMC à 13:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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